Asterias rubens
Texte: C. Massin - Distribution
Zélande: R. Sheridan - Photo: E. Backx
Identification
: L'astérie commune possède cinq bras, large
à la base et s'effilant vers l'extrémité. Le disque
central n'est pas clairement séparé des bras. La face visible
(dorsale) est couverte de piquants courts et arrondis et présente
une plaque blanche (plaque madréporique). La face tournée
vers le fond (ventrale) porte des rangées de podia le long de chaque
bras. Ces podia sont dans une gouttière. La bouche est située
au centre de la face ventrale. La taille moyenne d'un individu est de 15
cm de diamètre, mais elle peut aller jusqu'à 25 cm. Sa couleur
est assez variée: rouge, mauve, jaune-orange.
Biologie : L'astérie
commune vit préférentiellement sur fonds rocheux, mais peu
s'aventurer sur des fonds de sable. On la trouve depuis la zone de balancement
des marées jusqu'à 50 m de profondeur.
C'est un carnivore actif qui se nourrit de mollusques et principalemnt
de bivalves (moules, huîtres). Pour ouvrir une moule, l'astérie
sort son estomac par la bouche et cherche le long des valves du mollusque
la moindre fente. Dès qu'elle la trouve, elle insère une
partie de son estomac entre les valves et sécrète des enzymes
qui vont lentement tuer la moule. Lorsque cette dernière n'offre
presque plus de résistance, l'astérie écarte, grâce
à ses podia, les valves de la moule, y introduit complètement
son estomac, englobe la moule prédigérée et rentre
son estomac dans son corps. C'est une espèce opportuniste qui à
l'occasion peut aussi être nécrophage.
Les sexes sont séparés et les individus mâles et
femelles émettent au printemps leurs produits génitaux dans
l'eau où a lieu la fécondation. La larve planctonique va
se poser sur le fond et se métamorphoser en une jeune étoile
de mer.
L'astérie commune sert de nourriture à quelques poissons
et certains crabes.
Intérêt économique :.
L'astérie commune ne présente aucun intérêt
commercial. En revanche, elle représente une peste pour les élevages
de moules (mytilicultures) et d'huîtres (ostréicultures).
Distribution :
Côtes atlantiques européennes de l'Islande au Portugal, et
mer du Nord.
Distribution Zélande :
(mise à jour : 26/11/03)
Répartition géographique
présences relatives dans les différentes régions
(en % des relevés exhaustifs)
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Espèce très commune en Zélande (88
%). Elle est très commune partout et avec la même fréquence
à l'exception du Veersemeer où elle semble totalement absente.
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Variations annuelles des populations
présences relatives (en % des relevés exhaustifs)
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Populations stables à long terme. Fluctuations
annuelles faibles.
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faunique de Zélande